J'ai arrêté de chasser mes clients sur LinkedIn.
Voici ce que j'ai construit à la place.
L'histoire d'un blocage, d'un déclic à contre-courant, et d'un petit outil qui a changé ma façon de prospecter.
Au départ, l'idée semblait évidente : aller chercher mes clients là où tout le monde les cherche. Sur LinkedIn. Je voulais un système qui me sorte chaque matin une liste de prospects intéressés par l'automatisation et l'IA. Logique, non ?
Sauf que très vite, quelque chose clochait. Les listes qui sortaient étaient remplies de gens qui parlaient déjà d'IA toute la journée. Des consultants. Des agences. Des experts no-code. En clair : mes concurrents. Pas mes clients.
Le mur LinkedIn
En creusant, j'ai compris deux problèmes de fond. Le premier était technique : on ne peut pas, légalement et de manière fiable, « scanner LinkedIn » à la demande. L'API est verrouillée, le scraping viole les conditions d'utilisation, et les outils qui le faisaient se sont fait fermer les uns après les autres. Ce que je récupérais n'était qu'un écho partiel et daté de ce que Google avait indexé.
Mais le second problème était bien plus profond. Et il m'a fait réfléchir bien au-delà de la technique.
Évident, une fois formulé. Un dirigeant débordé par la paperasse, qui passe ses soirées à relancer des clients à la main, qui recrute un énième assistant administratif faute de mieux… ce dirigeant-là ne poste pas sur LinkedIn à propos d'intelligence artificielle. Il ne sait même pas que des solutions existent. Il subit, en silence.
Le déclic : tout inverser
C'est là que j'ai retourné complètement ma logique. J'avais conçu mon premier système pour repérer les signaux d'intérêt pour l'IA. J'ai décidé de chercher l'exact opposé : les signaux de douleur opérationnelle.
Au lieu de chercher « qui parle d'automatisation ? », je cherche désormais « qui galère manifestement avec des process manuels — et ne connaît pas encore la solution ? ». La présence de signaux IA est devenue, dans mon scoring, un signal négatif : terrain déjà occupé.
Et si la cible n'est pas sur LinkedIn, alors il fallait arrêter de regarder LinkedIn. Ces PME laissent des traces ailleurs, des traces publiques et parfaitement exploitables :
❌ L'ancienne approche
- Chercher qui parle d'IA
- Cibler les early adopters
- Données LinkedIn approximatives
- Tomber sur des concurrents
✅ La nouvelle approche
- Détecter une douleur opérationnelle
- Cibler le terrain vierge
- Données réelles et vérifiables
- Tomber sur de vrais clients
Le volume d'avis d'une entreprise qui révèle une activité intense gérée à la main. Une fiche sans site web, signe d'un fonctionnement artisanal. Des avis clients qui parlent de délais, de lenteur, de difficulté à joindre quelqu'un. Une annonce qui recrute en boucle pour des tâches répétitives. Autant de cris silencieux qui disent : « ici, il y a quelque chose à automatiser ».
Construire l'outil, brique par brique
Une fois la bonne question posée, restait à bâtir la machine. Pas un usine à gaz : un outil simple, qui tourne sur mon propre ordinateur, et qui me sort une liste qualifiée à la demande.
Le Radar PME, en quatre pièces
Fini LinkedIn. J'interroge directement les données cartographiques publiques : noms, téléphones, adresses, avis clients. Du réel, du vérifiable, du légal.
Chaque entreprise est notée selon son volume d'activité, les plaintes dans ses avis, l'absence de site. Plus la douleur est claire et le terrain vierge, plus le score monte.
Les agences web, consultants et autres experts IA sont écartés automatiquement. Je ne veux que des PME à fort potentiel, pas des confrères.
Je choisis mes zones (toute la francophonie : Belgique, France, Suisse romande, Luxembourg), mes secteurs, le type de douleur à traquer. Je clique. La liste s'affiche.
Chaque étape a été un aller-retour entre la réflexion stratégique et la mise en pratique. Tester, observer un résultat décevant, comprendre pourquoi, ajuster. Quand mon premier vrai scan ne m'a sorti qu'un seul prospect, je n'ai pas baissé les bras : j'ai cherché la cause — un filtre trop sévère qui jetait de vraies cibles — et je l'ai corrigé. C'est exactement le métier que je propose à mes clients.
Le résultat aujourd'hui
Un dirigeant de cabinet comptable, sans site web, avec des centaines d'avis et une clientèle qui se plaint des délais. Voilà à quoi ressemble désormais un prospect dans mon radar. Quelqu'un que je peux appeler en lui disant, concrètement : « je peux vous faire gagner des heures chaque semaine ». Et ça, ça change tout.
Je reste honnête sur les limites : aucun outil ne remplace le contact humain qui suit. Le radar identifie les bonnes portes où frapper — c'est déjà énorme — mais c'est toujours la conversation, l'écoute du vrai besoin, qui transforme un prospect en client. L'outil ne fait pas le travail à ma place. Il me fait gagner ce qui compte le plus : du temps bien ciblé.
Ce que cette histoire dit de mon métier
Si je raconte ça, ce n'est pas pour parler d'un outil. C'est pour montrer une façon de penser. La plupart des problèmes d'automatisation ne se règlent pas en ajoutant de la technologie — mais en posant la bonne question. Mon premier réflexe (chercher sur LinkedIn) était techniquement valide et stratégiquement faux. Le vrai gain n'est pas venu du code, mais du moment où j'ai inversé la logique.
C'est précisément ce que je fais pour les TPE et PME : je regarde où le temps se perd, je trouve l'angle qu'on n'avait pas vu, puis je construis l'outil sur mesure qui le résout. Site web, automatisation, intégration d'IA — la technique vient toujours après la bonne question.
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dans cette histoire ?
Si votre entreprise perd du temps sur des tâches répétitives, parlons-en. Je vous montre concrètement ce qui peut être automatisé — sans jargon, sans engagement.
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